Voici le premier, d’une longue série de billets qui reprendront les conseils que je donne lors des consultations diététiques, dans un ordre chronologique, afin de conserver une ligne directrice, une évolution et une pédagogie
La première chose à travailler en sortant de consultation est de différencier la faim et l’envie de manger: le besoin ou la gourmandise. La faim se traduit par l’envie irrépressible de se nourrir, ce qui signifie que, même si tu n’aime pas les choux de Bruxelles, quand tu as faim, ben tu les mange! Dans cette logique, on peut définir le grignotage comme manger sans avoir faim. Du coup, il suffit de se poser la bonne question avant de manger: est-ce que j’ai faim? Est-ce que je mange par faim ou par envie? Ou bien parce que je ressens une émotion désagréable comme de la tristesse, de la colère, de l’angoisse ou de la frustration? Est-ce que je ne souhaite pas tout simplement remplacer cette émotion désagréable par une sensation bien plus sympa? Est-ce que je mange parce que c’est bon? C’est simple et diablement compliqué en même temps, parce qu’il faut y penser et puis une fois qu’on a la réponse, il faut se trouver une activité compensatoire à la place de manger: une activité physique, de la poterie, de la chorale, de la lecture ou blogger, histoire que la satisfaction qu’on en retirera soit associée à la sensation désagréable déclenchante, et qu’à l’avenir, on ne pense plus à manger quand ça ne va pas.
En revanche, si tu as faim, ben il faut manger! C’est le bon moment pour choisir un aliment qui te fait plaisir; un fruit, 2 carrés de chocolat, une madeleine…
De la même façon qu’il est préférable d’attendre d’avoir faim pour manger, il est judicieux de s’arrêter de manger lorsqu’on est rassasié; et cette sensation apparaît au bout d’une vingtaine de minutes. ça explique pourquoi, on te rabâche les oreilles qu’il faut manger lentement, en mastiquant bien, en posant tes couverts… pour que tu puisse manger une quantité adapter de nourriture (et donc de calories); plus tu mange vite, et plus tu ingurgite de nourriture en vingt minutes! Donc, prends ton temps pour manger l’ami, dégustes! Manger c’est comme boire du vin: on regarde, on respire, on goûte et on en parle. Prendre un repas est une vraie activité, ça se partage (comme le goûter par exemple, ou le petit-déjeuner); ça ne se fait pas seul, debout devant le frigo!
On commence par l’entrée ou le plat principal, et avant de manger le yaourt, le fromage ou le fruit, pose-toi la question: est-ce que j’ai encore faim pour continuer à manger ou est-ce que je continue juste parce que j’aime bien finir par quelque chose de sucré?
Voilà le premier fondamental, enfin pour moi. Qu’en pensez-vous?

This work, unless otherwise expressly stated, is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 3.0 Unported License.


C’est énoncé comme une évidence, cela me semble absolument évident et pourtant, c’est toujours le nœud du problème pour moi… Je ne mange pas toujours que quand j’ai faim. Je mange parfois par habitude (ex, à la cantine, 45 min de pause déjeuner, repas à 12h05, que j’aie faim ou non! – mais en même temps, si je laisse passer le coche, je ne pourrai pas manger avant 16h30…), je grignote parfois parce que je pense avoir faim mais qu’en fait je m’ennuie ou je suis crevée, ou je suis déprimée (en sortant du boulot par ex.)… C’est super compliqué à gérer. Si j’arrivais à identifier la « vraie » faim, je pense que je pourrais régler en partie mon problème de poids (l’autre partie, c’est la gourmandise, mais je crains que ce ne soit inscrit dans les gênes, ce truc-là). En tout cas, merci pour cet article ! J’attends la suite avec impatience !
J’en dis que là, tout de suite, j’ai faim, pour de vrai (enfin pas au point de manger des choux de bruxelles quand même)
Et comme tu le conseilles, je me suis prévue tout plein d’activités manuelles pour mes vacances à la maison et un peu de sport aussi
Ah et aussi, tu as totalement raison, nous mangeons trop vite. Pas facile de ralentir quand tous les collègues mangent très vite aussi. Ce midi, je pense à toi et je ralentis, promis
@septie je suis conscient qu’on depend de notre rythme professionnel et social, en gerant les portions on peut reussir a avoir faim aux principaux repas. Quant a la gourmandise, je dis toujours, qu’une personne gourmande est une personne qui aime la vie!
merci a toi
@Marie mes collegues je les eng… et comme c’est moi le professionnel…