Lorsque j’ai lu cet article sur la perception du « partage culinaire » via l’app Food Reporter et les réseaux sociaux, la notion de « droit à l’image » m’a perturbé.
Tellement, que lorsque je suis allé dans mon restaurant préféré à Chantilly, Il Gritti, j’ai demandé à la direction si elle acceptait que je partage les images de ses plats sur le web; sa réaction est venue du coeur:
« Bien sûr, c’est la meilleure publicité qui soit! »
J’utilise Food Reporter, mais aussi Blog-It Express (partage public), ainsi que qu’un simple partage de photo/lieux via Facebook (partage privé) pour faire saliver mes amis, leur donner envie de venir partager un repas en ma compagnie dans un endroit sympa, convivial et ou la bouffe est bonne. Ca peut agacer parfois, de suivre un serial posteur d’images culinaires, mais la plupart du temps ça permet d’engager de sympathiques conversations.
Et puis j’ai gambergé; pourquoi un restaurateur ne souhaiterait pas retrouver ses plats sur l’Internet?
Je dis souvent, « ce n’est pas parce que tu as fait un régime que tu es nutritionniste » et c’est la ou je rejoins mon ami @cuisinerenligne; qui sommes nous pour nous faire passer pour des critiques culinaires? Partager d’accord, critiquer… avec modération.
Et puis j’ai gambergé un peu plus fort.
Dans l’article, un chef parle de propriété intellectuelle:
« Que les gens fassent une photo souvenir, c’est normal, renchérit Jean-Luc Germond, chef du Sébastopol, à Lille (59). Mais je ne suis pas d’accord quand ils prennent tout en photo, c’est ma propriété intellectuelle.«
D’après les informations que Wikipedia nous propose sur la propriété intellectuelle, je crois comprendre que Jean-Luc a peur de dévoiler en image à la concurrence son chef-d’oeuvre de produit fini; il a peur d’être imité.
Je peux comprendre.
Sauf que « 70 à 80% des restaurateurs travaillent des produits finis »…
Ce n’est peut-être pas le cas de Jean-Luc (un jour, je ferais peut-etre comme sa concurrence, j’irais manger pour me faire une idée) mais apparemment, dans une société ou l’offre alimentaire est gargantuesque et ou le pouvoir d’achat est un soucis quotidien, je suis plutôt rassuré d’avoir accès aux avis des clients qui m’ont précédé.
Oui Madame!
Après tout, si un restaurateur utilise des produits finis, que ce n’est pas indiqué sur la carte (tu m’étonnes!), et que je préfère manger des produits nobles, travaillés avec respect et passion (quitte à en payer le prix) c’est mon droit! Merci à la liberté d’expression!
Oui il y a des avis de clients parfois exagérés, je le reconnais, mais il existe des solutions pour canaliser; LaFourchette, version pro, parait relativement puissant pour un peu qu’on s’intéresse à son client.
Parce que oui, tout est la: c’est du commerce! Faut me donner envie de revenir, me remercier d’avoir choisi cet endroit plutôt qu’un autre. Faut arrêter de croire qu’on va aller manger dans un resto des plats de qualité moyenne, avec un service limite et qu’on va payer en souriant.
Bien sûr que si je ne suis pas content je ne reviendrai pas; mais je ne laisserai pas mes amis se faire berner.
Alors oui, je vais continuer à partager les plats que j’aime quand je vais au restaurant, que le restaurateur le veuille ou non; droit à l’image d’un service payant, mon oeil! Et si je n’aime pas, à lui d’utiliser son droit de réponse, et de proposer un service de qualité à tous ses clients dont je ne pourrai dire que du bien.
A bon entendeur.

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L’interrogation sur la propriété intellectuelle ne m’était pas venue à l’esprit. Votre raisonnement est intéressant et je vous rejoins sur la conclusion (j’espère qu’elle est solide du coup). J’ai écumé beaucoup de restaurants parisiens et c’est ce qui m’a fait me diriger vers des apps de partage culinaire. Trop souvent nous faisons-nous séduire par le cadre pour découvrir une cuisine sans audace et un service parfois à la limite de l’irrespect. La clientèle ça se gagne, nom d’un plat en sauce !
@Christian tout est dit en effet
et j’aime l’idée de pouvoir orienter les futurs clients pour des plats en accord avec leur « diététique » du quotidien.
Merci pour votre commentaire