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Zoom sur le déjeuner

Voici un set de conseils que j’ai livré à mes collègues, glissé avec leur bulletin de paie :-)

Le repas de la mi-journée est aussi important, voire plus, que le petit-déjeuner pour la performance professionnelle ; en effet, il arrive après 4 heures de travail et doit permettre de tenir jusqu’au diner c’est à dire entre 19H et 20H.
Nous l’avons tous expérimenté, différentes sensations apparaissent dans l’après-midi : fatigue, endormissement, faim, troubles digestifs…
- Tout d’abord il faut s’accorder une vraie pause déjeuner ; au moins 30 minutes, avant 15H.
- Eviter le grignotage ; l’apport excessif en sucres rapides (boissons sucrées, produits sucrés, bonbons…) vous donnera la sensation immédiate d’être en forme mais attention au rebond brutal du fait de l’hypoglycémie réactionnelle qui se manifestera par de la fatigue et de la faim.
- Pourquoi a-t-on sommeil après manger ? A cause de la digestion (10% de la dépense calorique de la journée) : c’est à dû au travail musculaire des organes de la digestion, au stockage des nutriments sous forme de glycogène et triglycérides.
- Manger gras est mauvais pour la santé à long terme, mais aussi à court terme ; la dégradation des graisses coute beaucoup d’énergie. De plus, les graisses sont les derniers nutriments à sortir de l’estomac, provoquant alors des troubles digestifs comme des remontées acides. Mieux vaut éviter fritures et plats en sauce au quotidien.

Alors quoi manger à sa pause déjeuner ?

- Une crudité accompagnée d’huile végétale non chauffée apportera fibres et vitamines, et surtout des acides gras essentiels au bon fonctionnement du système nerveux.
- On choisira un plat principal avec une portion de viande maigre ou poisson avec des légumes cuits avec un morceau de pain ; les plus actifs d’entre nous pouvant y ajouter une portion de féculents.
- Un laitage (yaourt, fromage blanc, fromage ou entremet peu sucré) pour apporter du calcium
- Un fruit cru (salade de fruits, fruit de saison) ou cuit (compote) pour apporter de la vitamine C aidant à lutter contre la fatigue et renforcer le système immunitaire.

Zoom sur le petit-déjeuner

Voici un set de conseils que j’ai livré à mes collègues, glissé avec leur bulletin de paie :-)

Une étude parue en 2005 du « Bureau International du Travail » conclue que la productivité peut-être réduite de 20% en cas de mauvaise alimentation dans le cadre du travail.

Le petit-déjeuner est le premier et le repas le plus important pour bien démarrer sa journée ; voici quelques conseils :

- après 8 à 12H de sommeil et donc de jeûne, le corps doit être réhydraté ; n’ayez pas peur de consommer un grand verre d’eau (25cL) dès le réveil, puis votre boisson chaude et éventuellement un jus de fruit.

- en parlant du fruit, mieux vaut le manger que le boire ; en effet les fibres et les vitamines seront intactes et favoriseront une satiété (état de non-faim) plus durable. En plus, vous risquez de boire une quantité de trop importante de sucres « liquides » (il y a autant de sucres simples, sous forme de fructose dans le jus de fruit que dans la même quantité de boissons sucrées ou soda) favorisant un coup de barre (hypoglycémie) en fin de matinée, voire du grignotage.

- en complément des sucres simples ou rapides du fruit, rajoutez des sucres complexes ou lents sous formes de pain blanc, spécial ou aux céréales avec du beurre (pour les vitamines A et D) ; attention aux céréales de petit-déjeuner qui sont soufflées ou extrudées sous forme de pétales. L’amidon, glucide complexes qui est dégradé tout au long de la matinée pour éviter la faim, est déjà partiellement attaqué pendant les actions transformant les grains de céréales en pétales. Du coup ces céréales ne sont plus des sucres lents mais des sucres rapides ! Sans compter le sucre ajouté…

- pour les plus gourmands, selon les notions de chronobiologie et de chrononutrition, le matin est le moment « hormonal » et « enzymatique » le plus propices pour bien digérer le fromage (c’est-à-dire que ses lipides, ou graisses, ne seront pas stockées mais utilisées en complément des sucres à des fins énergétiques)

- quant à ceux qui ne peuvent rien avaler au petit-déjeuner, pas de stress ! Une étude récente montre que manger sans faim au petit-déjeuner quand on est en surcharge pondérale, ne fait qu’augmenter les calories de la journée. Emportez un fuit à consommer dans la matinée en cas de faim. Mais le petit-déjeuner reste d’actualités chez les plus jeunes.

Zoom sur l’éducation thérapeutique du patient #S1J1

Zoom sur l’éducation thérapeutique du patient #S1J1

J’ai la chance d’avoir intégré un Diplôme Universitaire de Formation à L’Education Thérapeutique du Patient (ETP); celui de Catherine Tourette-Turgis via l’UMPC Sorbonne Universités à la Pitié Salpêtrière. Oui franchement j’ai de la chance.
 Pour plein de raisons, j’ai envie de partager ça sur mon site; c’est une étape dans ma vie professionnelle, certes, mais aussi et surtout dans ma quête inexorable de la Connaissance et de la Compréhension.
Voila pourquoi à la fin de chaque journée de ce DU qui se déroule sur 120H, je vais écrire ce que j’ai retenu, ainsi que mon ressenti.

Cette première journée ne pouvait pas se dérouler sans rappeler le cadre législatif dans lequel nous allons évoluer. D’ailleurs la Haute Autorité de Santé (HAS) met à notre disposition tout ce dont nous avons besoin et tout ce que nous devons savoir pour pratiquer cette fameuse ETP dont on entend parler à toutes les sauces; définition, finalités et organisation.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, « l’éducation thérapeutique du patient vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. »
Les maladies chroniques comprennent :

  • des maladies comme l’insuffisance rénale chronique, les bronchites chroniques, l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, le cancer ou le diabète, des maladies lourdement handicapantes, comme la sclérose en plaques ;
  • des maladies rares, comme la mucoviscidose, la drépanocytose et les myopathies ;
  • des maladies transmissibles persistantes, comme le Sida ou l’hépatite C ;
  • enfin, des troubles mentaux de longue durée (dépression, schizophrénie, …), la douleur chronique, ou les conséquences de certains actes chirurgicaux comme les stomies (par exemple, l’ablation d’une grande partie de l’intestin).

« Les finalités spécifiques de l’éducation thérapeutique sont (toujours selon la HAS) :

  •   l’acquisition et le maintien par le patient de compétences d’autosoins. Parmi elles, l’acquisition de compétences dites de sécurité vise à sauvegarder la vie du patient. Leur caractère prioritaire et leurs modalités d’acquisition doivent être considérés avec souplesse, et tenir compte des besoins spécifiques de chaque patient ;
  •  la mobilisation ou l’acquisition de compétences d’adaptation. Elles s’appuient sur le vécu et l’expérience antérieure du patient et font partie d’un ensemble plus large de compétences psychosociales. »

Une fois qu’on a lu ça, on sait presque tout ce qu’on doit savoir, pour appréhender l’ETP.
En fait, c’est le sommet de l’iceberg.
Entendons nous bien, les recommandations de la HAS sont bien faites, mais tous autant que nous sommes, nous les « soignants », une fois qu’on a lu ça, on sait toujours pas par ou commencer! C’est de la théorie, et c’est pour ça qu’on s’est inscrits au DU D343 pour passer à la pratique !  :)

D’après Catherine Tourette-Turgis, « L’ETP vise à créer des dispositifs qui facilitent l’apprenance. » Mais il faut tout d’abord différencier savoir et compétence; si le patient apprend un ensemble de gestes techniques par « imitation » lors d’un séjour en milieu hospitalier, suite à l’annonce de sa maladie chronique, saura-t-il mobiliser ce savoir face aux évènements du quotidien ? Saura-t-il être réactif, s’adapter ? Si oui, alors on peut parler de compétence. L’ETP permet de développer des compétences spécifiques, psychosociales notamment, la capacité à prendre des décisions en situations d’incertitude par exemple. Mais pour ça, le patient va devoir accepter de changer sa trajectoire de vie, découvrir un nouveau moi, suite à ce bouleversement qu’est l’annonce d’une maladie chronique et rester dans une dynamique de projets… « Oser et prendre des risques, pas pour mettre sa vie en danger, mais pour challenger la maladie. »
C’est un soutien, une guidance dans toutes ces entreprises que nous apporterons à nos patients et à leurs proches, s’ils acceptent un programme d’éducation thérapeutique bien sûr.
Ce qui est frappant, c’est le nombre de personnes atteint d’une maladie chronique en France : 15 millions ! 1 français sur 4 ! C’est juste énorme…
Si seulement ce français pouvait mieux connaitre sa maladie, mieux se connaitre dans la maladie et mieux gérer sa maladie. S’il pouvait se débrouiller seul en somme, et à la maison si possible…
C’est pas trop politiquement correct, mais grâce à l’ETP, c’est la capacité à exploiter ses propres ressources que nous feront naitre chez ce patient.
#peace

Ce que je pense du partage culinaire via @Food_Reporter

Ce que je pense du partage culinaire via @Food_Reporter

Lorsque j’ai lu cet article sur la perception du « partage culinaire » via l’app Food Reporter et les réseaux sociaux, la notion de « droit à l’image » m’a perturbé.

Tellement, que lorsque je suis allé dans mon restaurant préféré à Chantilly, Il Gritti, j’ai demandé à la direction si elle acceptait que je partage les images de ses plats sur le web; sa réaction est venue du coeur:

« Bien sûr, c’est la meilleure publicité qui soit! »

J’utilise Food Reporter, mais aussi Blog-It Express (partage public), ainsi que qu’un simple partage de photo/lieux via Facebook (partage privé) pour faire saliver mes amis, leur donner envie de venir partager un repas en ma compagnie dans un endroit sympa, convivial et ou la bouffe est bonne. Ca peut agacer parfois, de suivre un serial posteur d’images culinaires, mais la plupart du temps ça permet d’engager de sympathiques conversations.

Et puis j’ai gambergé; pourquoi un restaurateur ne souhaiterait pas retrouver ses plats sur l’Internet?

Je dis souvent, « ce n’est pas parce que tu as fait un régime que tu es nutritionniste » et c’est la ou je rejoins mon ami @cuisinerenligne; qui sommes nous pour nous faire passer pour des critiques culinaires? Partager d’accord, critiquer… avec modération.

Et puis j’ai gambergé un peu plus fort.

Dans l’article, un chef parle de propriété intellectuelle:

« Que les gens fassent une photo souvenir, c’est normal, renchérit Jean-Luc Germond, chef du Sébastopol, à Lille (59). Mais je ne suis pas d’accord quand ils prennent tout en photo, c’est ma propriété intellectuelle.« 

D’après les informations que Wikipedia nous propose sur la propriété intellectuelle, je crois comprendre que Jean-Luc a peur de dévoiler en image à la concurrence son chef-d’oeuvre de produit fini; il a peur d’être imité.

Je peux comprendre.

Sauf que « 70 à 80% des restaurateurs travaillent des produits finis »

Ce n’est peut-être pas le cas de Jean-Luc (un jour, je ferais peut-etre comme sa concurrence, j’irais manger pour me faire une idée) mais apparemment, dans une société ou l’offre alimentaire est gargantuesque et ou le pouvoir d’achat est un soucis quotidien, je suis plutôt rassuré d’avoir accès aux avis des clients qui m’ont précédé.

Oui Madame!

Après tout, si un restaurateur utilise des produits finis, que ce n’est pas indiqué sur la carte (tu m’étonnes!), et que je préfère manger des produits nobles, travaillés avec respect et passion (quitte à en payer le prix) c’est mon droit! Merci à la liberté d’expression!

Oui il y a des avis de clients parfois exagérés, je le reconnais, mais il existe des solutions pour canaliser; LaFourchette, version pro, parait relativement puissant pour un peu qu’on s’intéresse à son client.

Parce que oui, tout est la: c’est du commerce! Faut me donner envie de revenir, me remercier d’avoir choisi cet endroit plutôt qu’un autre. Faut arrêter de croire qu’on va aller manger dans un resto des plats de qualité moyenne, avec un service limite et qu’on va payer en souriant.

Bien sûr que si je ne suis pas content je ne reviendrai pas; mais je ne laisserai pas mes amis se faire berner.

Alors oui, je vais continuer à partager les plats que j’aime quand je vais au restaurant, que le restaurateur le veuille ou non; droit à l’image d’un service payant, mon oeil! Et si je n’aime pas, à lui d’utiliser son droit de réponse, et de proposer un service de qualité à tous ses clients dont je ne pourrai dire que du bien.

A bon entendeur.

Et si on se croisait au fast-food ? #jeudiconfession

Et si on se croisait au fast-food ? #jeudiconfession

Il existe une sacrée ambivalence en France quand on parle du fast-food. Voire dans le Monde :) Chacun a son opinion sur le sujet et il y a rarement de demi-mesure.
D’un côté, les professionnels et les « sociétés savantes » qui influencent les discours de santé relayés par les media; là, pas d’ambiguïté, le hamburger frites coca, c’est de la merde! Cet avis est souvent soutenu par la génération de mes parents, 55 – 65 ans; ils n’ont que rarement mis les pieds dans un établissement de restauration rapide. C’est pas que c’est pas bon, simplement manger avec les mains, un casse-croute avec du pain de mie et des frites, faut pas pousser mémé dans les orties, hein! ;) les gosses à la rigueur et encore… Je les comprends d’autant plus facilement que je suis diététicien; pendant ma formation, il m’a bien été rabâché que de la viande de bœuf, de la friture de pommes de terre, de la mayonnaise et du soda ça donne un cocktail diabolique de graisses saturées qui va faire atterrir ton petit cul grassouillet en enfer.
Beurk donc.
Quelqu’un souhaite développer l’exemple de la quiche Lorraine? On ferme les brasseries? Et ton restaurant d’entreprise avec son mercredi pizza frites, on le valide? Schizophrénie chauvine?
M’ouais…
Admettons.
Paradoxalement, nous les adulescents, la génération 35 – 45 ans, on kiffe le McDo!
Quand j’étais à la fac, au siècle dernier, gagnant péniblement de quoi payer la résidence universitaire, n’ayant pas la chance de me mettre les pieds sous la table en rentrant chez Papa Maman, ou pouvais-je manger 1 ou 2 steaks avec des frites, une boisson et une glace pour 35 francs sans me soucier de la vaisselle? Et maintenant que je suis diététicien, je devrais renier tous ces bons moments passés entre amis, jusque pas d’heure et manger des légumes tout tordus avec de la terre dessus? NO WAY!
Il n’y a pas de juste milieu? Si tu vas au McDo une fois par semaine, c’est l’obésité assuré? Sérieusement?
La junk-food agit comme de la drogue! Manger au McDo (tous les jours… #ahem, on essaye avec 2 quiches Lorraines par jour?) fait grossir et te rend malade! Ce sont les jouets dans les menus enfants qui sont responsables de l’obésité chez les enfants! A moins que ça ne soit ce clown sympathique
Oui je mange au McDo et au Quick.
Oui je suis diététicien. Mon métier n’est pas de vous interdire de manger, mon métier est de vous aider à vous adapter à l’offre alimentaire du XXIe siècle, en faisant la différence entre repas quotidien et écart.

Zoom sur la consultation diététique: différencier le quotidien de l’exceptionnel

Zoom sur la consultation diététique: différencier le quotidien de l’exceptionnel
« Ce n’est pas tous les jours dimanche ».

Maintenant que tu distingues la faim de l’envie, il te faut différencier le quotidien de l’exceptionnel; si tu manges tous les jours de la charcuterie en entrée, ou un paquet de chips en attendant que la voie de ton train de banlieue ne s’affiche ou encore du chocolat en regardant la télé, et bien tu as le poids qui va avec.
Oui je généralise.
Nous mangeons chaque jour de la semaine; mathématiquement si tu consommes un aliment « trop gras, trop sucré » plus de 3 fois en 7 jours (c’est à dire plus de la moitié de la semaine) tu es susceptible de prendre du poids. Pourquoi? Parce que tu augmentes trop régulièrement le nombre de calories quotidiennes nécessaires au maintien de ton poids habituel, voire médicalement correct (selon ton Indice de Masse Corporelle ou IMC).
C’est ce qui se passe en général pendant les fêtes de fin d’année: trop de repas copieux, trop gras et trop sucrés en moins de 10 jours.
Comment perdre le poids pris sur cette période?
En retrouvant l’alimentation habituelle, celle de début décembre ;-) Tu vois, tu as pris du poids parce que ton alimentation a été temporairement différente, à cause de Noel et du Nouvel An, des repas avec les amis, la famille, au bureau… toutes ces occasions auxquelles tu n’as décemment pas pu résister. A partir du moment ou tu reprends tes habitudes alimentaires quotidiennes, tout va rentrer dans l’ordre. Et c’est valable pour tous les événements de la vie: tes vacances en Corse, aux sports d’hiver, Pâques…
En résumé, analyse quelques instants ta façon de manger de tous les jours; tu n’aurais pas une bonne occasion de te faire plaisir un peu trop souvent? :-)

Zoom sur la consultation diététique: faim ou envie ?

Zoom sur la consultation diététique: faim ou envie ?

Voici le premier, d’une longue série de billets qui reprendront les conseils que je donne lors des consultations diététiques, dans un ordre chronologique, afin de conserver une ligne directrice, une évolution et une pédagogie ;)

La première chose à travailler en sortant de consultation est de différencier la faim et l’envie de manger: le besoin ou la gourmandise. La faim se traduit par l’envie irrépressible de se nourrir, ce qui signifie que, même si tu n’aime pas les choux de Bruxelles, quand tu as faim, ben tu les mange! Dans cette logique, on peut définir le grignotage comme manger sans avoir faim. Du coup, il suffit de se poser la bonne question avant de manger: est-ce que j’ai faim? Est-ce que je mange par faim ou par envie? Ou bien parce que je ressens une émotion désagréable comme de la tristesse, de la colère, de l’angoisse ou de la frustration? Est-ce que je ne souhaite pas tout simplement remplacer cette émotion désagréable par une sensation bien plus sympa? Est-ce que je mange parce que c’est bon? C’est simple et diablement compliqué en même temps, parce qu’il faut y penser et puis une fois qu’on a la réponse, il faut se trouver une activité compensatoire à la place de manger: une activité physique, de la poterie, de la chorale, de la lecture ou  blogger, histoire que la satisfaction qu’on en retirera soit associée à la sensation désagréable déclenchante, et qu’à l’avenir, on ne pense plus à manger quand ça ne va pas.
En revanche, si tu as faim, ben il faut manger! C’est le bon moment pour choisir un aliment qui te fait plaisir; un fruit, 2 carrés de chocolat, une madeleine… ;)

De la même façon qu’il est préférable d’attendre d’avoir faim pour manger, il est judicieux de s’arrêter de manger lorsqu’on est rassasié; et cette sensation apparaît au bout d’une vingtaine de minutes. ça explique pourquoi, on te rabâche les oreilles qu’il faut manger lentement, en mastiquant bien, en posant tes couverts… pour que tu puisse manger une quantité adapter de nourriture (et donc de calories); plus tu mange vite, et plus tu ingurgite de nourriture en vingt minutes! Donc, prends ton temps pour manger l’ami, dégustes! Manger c’est comme boire du vin: on regarde, on respire, on goûte et on en parle. Prendre un repas est une vraie activité, ça se partage (comme le goûter par exemple, ou le petit-déjeuner); ça ne se fait pas seul, debout devant le frigo!
On commence par l’entrée ou le plat principal, et avant de manger le yaourt, le fromage ou le fruit, pose-toi la question: est-ce que j’ai encore faim pour continuer à manger ou est-ce que je continue juste parce que j’aime bien finir par quelque chose de sucré? :)

Voilà le premier fondamental, enfin pour moi. Qu’en pensez-vous?

Zoom sur: si je fais un écart, je fiche tout par terre

Zoom sur: si je fais un écart, je fiche tout par terre

A force de manger des pommes a longueur de journée (ou du fromage ^^), je commence à avoir des interrogations, très proches de celles qu’ont mes patient(e)s.

Est-ce que je vais tout reprendre ce que j’ai (pas encore perdu) si je fais un écart?

Le poids perdu dans les premiers jours de diète est de l’eau, du à une utilisation du glycogène musculaire et hépatique (environ 300g). Lorsque les personnes n’en sont pas informées, et qu’elles font leur régime perso, à la maison, elles arrivent à maintenir leurs efforts sur la semaine de travail (du lundi au vendredi midi, calée sur la routine); mais dès le vendredi soir, veille du « Week-End » les tentations commencent: alcool, chips, pâtes, pizza et autres tapas charcuterie – fromage, voire pâtisserie et glace.
Le soucis, c’est que depuis le début de la semaine, il y a en général, privation de féculents et de pain, donc de sucres, épuisants rapidement les réserves hépatiques et musculaires. Du coup, lors des « écarts » réglementaires socio-pro-familiaux, le corps a très vite fait de se renflouer, en vue de la prochaine période de disette énergétique. Le litre d’eau (environ) nécessaire au stockage de glycogène, qui s’en est allé en début de semaine (- 1kg), est re-retenu pendant le week-end (+ 1kg).

- 1 + 1 = 0 => « j’ai tout repris ce que j’avais (difficilement) perdu! »

Auquel s’ajoute la rétention d’eau due à l’inflammation liée à la consommation régulière d’alcool. Même 1 verre par repas.
Mais ce n’est pas du gras!

Conclusion: En général, c’est rarement un seul écart dans le week-end, mais plutôt 2 ou 3. En gardant des féculents régulièrement dans la semaine, et en gérant l’écart, c’est à dire en sélectionnant, voire en associant correctement les aliments, et en limitant sel et alcool, le poids ne bougera pas au moindre écart ;)

Zoom sur: faut-il peser sa bouffe pour maigrir?

Zoom sur: faut-il peser sa bouffe pour maigrir?

Souviens-toi toujours, il y a 2 axes important dans la diététique: la qualité et la quantité.
Alors, tu mange trop ou mal? :D

Admettons qu’il te faille 2000 Cal. par jour, tous les jours; 3000 Cal., tu vas vite te sentir très, très lourd. De même avec 1000 Cal., tu vas être frustré(e) avant la fin de la journée!
Par contre, si tu diminue de 150 Cal. (ça représente 1 yaourt nature et 1 pomme) tes calories de la journée, tu maigris de façon inconsciente et durable! De 7 kg sur une année!!
Bon OK, pas 5 kg par semaine, mais tu t’inscris dans la durée parce que tu ne te rends pas compte que tu as diminué tes calories; c’est de manière imperceptible pour ton mental, mais bien réel pour ta brioche! ;)

Concrètement, faut diminuer de 20% chaque portion (120g de viande au lieu de 150g, 150g de pâtes au lieu de 200g…) et pour combler le manque à gagner visuel, pour éviter une frustration par anticipation, tu remplace par des légumes. Et hop le tour est joué! :)

Conseil du lundi: Faut-il peser ses aliments? Je dirais que non, faut le faire à l’oeil; sers-toi comme d’habitude et enlèves-en 1/4 Pour chaque groupe d’aliments: le pain du matin (ou la brioche), la viande, les féculents, le fromage, le pinard, les desserts ;)

Zoom sur: Alli, la nouvelle pilule miracle?

Zoom sur: Alli, la nouvelle pilule miracle?

Je regarde Sept à Huit, un reportage sur Alli (prononcé Allaille, allié en ENG); ça a bien marché sur des américains à Oklahoma City. Tu m’étonnes; deuxième ville avec le plus de personnes obèses ou en surpoids et première ville avec le plus de fast-food.
Comment ça marche? Comme l’Orlistat et Xenical, mais en moins dosée: inhibition des lipases au niveau intestinal. En clair, les graisses de ton repas ne sont ni digérées, ni absorbées (elles ne passent pas dans le sang) et donc ne sont pas stockées.
Parfait! Excellent!!
M’ouais, sur le papier…
Déjà, faut manger trop gras; ça ne marche pas si tu mange trop de pâtes, de bonbon ou que tu bois un litre de coca par jour.
Inconvénient majeur: ces graisses non digérées restent dans l’intestin et sont éliminées par les voies naturelles (comprends quand tu fais caca!) = Diarrhées grasses, parfois incontrolables
Deuxième inconvénient, et pas des moindres, en ce qui me concerne, que se passe-t)il pour les bonnes graisses? Vitamines liposolubles (A, D, E, K), et les acides gras insaturés (essentiels, c’est à dire obligatoirement amenés par la bouffe pour le bon fonctionnement de notre organisme); les Omégas 3 par exemple.

Voila ce que je pense: c’est un produit non adapté aux personnes qui adaptent leur alimentation au quotidien, voire dangereux lorsque l’apport de graisses se réduit à du bon gras!
A la rigueur, tu peux toujours t’en prendre une dose le jour de ta raclette ou de ton plateau de charcut’. Et encore…

Économise ton argent, garde-le pour t’acheter des fruits et légumes bio de saison! ;)

MAJ: Merci à JeanPhi pour son temoignage d’early adopteur d’Alli aux US. ça pourrait être un billet! : ) Ainsi qu’un témoignage de Marie sur Diet in the City, forum Ning.